La culture de l'esprit

puits de pétrole

Le pétrole, un ami qui vous veut du bien

Je vais vous raconter l’histoire d’une chose qui fait voyager les hommes, qui leur tient chaud dans le froid, et supporte le poids de leurs machines. Nombreux sont ceux qui la détestent, alors qu’elle les maintient en vie. Je veux bien évidemment vous parler du pétrole !

Le pétrole c’est quoi ?

Retour sur l’origine du pétrole

Le pétrole est à l’origine une masse organique, mélangée à des sédiments qui a subi des pressions et des températures élevées. Il résulte de ces conditions géologiques particulières différents types de pétrole plus ou moins solide. Ce pétrole est ensuite raffinée pour créer différents produits.

Le pétrole, sous sa forme bitumeuse (pétrole visqueux) revêt nos sols et permet à nos machines de circuler sur des routes. Le polyester, autre dérivé du pétrole, se retrouve dans tous les vêtements à bas prix qui inondent nos magasins. Et enfin, le pétrole c’est ce qui fait fonctionner nos engins agricoles et industries qui nourrissent la planète. Depuis le développement de l’industrie pétrolière, la population mondiale a cru de façon exponentielle. Par ailleurs, l’accroissement de la population humaine est toujours dépendant de la trouvaille d’une source énergétique. Cela s’explique facilement par le fait que l’énergie est ce qui permet le mouvement sur Terre, si l’on a de l’énergie on a de la vie.

Graphique de la répartition des énergies utilisées en France de 1965 à 2017.

L’importance du pétrole au niveau mondial

Le pétrole compte en 2022 pour 31% de la consommation énergétique mondiale, une dépense qui est relativement constante depuis plusieurs années. Avec les autres énergies fossiles, gaz et charbon, on atteint les 80% de la dépense mondiale en énergie. Sans ces énergies, les industries agro-alimentaires ne pourraient fonctionner. Les acheminement en marchandises dans les grandes villes stopperaient. L’hiver, les foyers gèleraient et les productions agricoles chuteraient drastiquement ; le tout entrainant inévitablement la mort de milliards d’êtres humains. Le pétrole est donc pour l’instant porteur d’hommes. De son apparence morbide, il résulte en vérité des milliards d’étincelles de vie ; quel monstre souhaiterait les éteindre ?

Une petite histoire du pétrole

L’histoire du pétrole débute à l’aube de l’antiquité en Mésopotamie (-3000 av JC). En effet, le pétrole bitumeux suintait de la roche sous laquelle il était piégé ; à l’origine les hommes le récupérait pour en faire de l’isolant ou des lampes. Le pétrole est même mentionné dans l’ancien testament où il aurait servi à recouvrir l’Arche de Noé pour son étanchéité. Serait-ce une métaphore de ce qu’il est maintenant ?

l'arche de noé

Le pétrole fait-il partie de la recette du feu grégeois ?

Plus tardivement, le pétrole fut utilisé pour créer des combustibles incendiaires utilisables à la guerre. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le pétrole rentre dans la composition du fameux feu grégeois. Malgré le mythe qui l’entoure, ce dernier a une composition bien connue des historiens spécialisés dans les compositions incendiaires. Dans le Liber ignium de Marcus Græcus publié au XIVe siècle, la composition du feu grégeois est décrite comme suit :

“Voici comment vous préparez le feu grec. Prenez soufre vif, tartre, sarcocolle (résine) et poix, sel cuit (probable salpêtre), huile de pétrole et huile commune, faites bien bouillir toutes ces choses ensemble, puis trempez-y des étoupes et allumez.”

utilisation du feu grégeois composé de pétrole

Bon voyez, le pétrole eut une utilisation variée au fil des siècles (si vous aimez l’histoire, vous apprécierez cet article). L’humanité, à la guerre comme à la vie, sait donner un sens à chaque substance. Depuis des millénaires nous partageons un destin commun avec cette énergie. Des plus grandes civilisations antiques à nos jours, ce mélange organique et sédimentaire naturel accompagne les hommes. Actuellement, le pétrole nous permet d’alimenter nos puissantes machines. Sans les tracteurs, nous ne pourrions produire en quantité suffisante des denrées alimentaires pour nourrir l’humanité. De plus, même les engrais azotés importés dans les cultures comprennent l’utilisation du pétrole dans leur processus de fabrication. Le pétrole fait en quelque sorte partie de nous, qu’on le veuille ou non.

Le pétrole, une cause du réchauffement climatique ?

Comment parler du pétrole sans évoquer les controverses actuelles à son sujet ? Le pétrole serait une cause du réchauffement climatique et de la fin de notre belle terre, mais qu’en est-il réellement ?

Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique ?

L’effet de serre est un phénomène qu’on ne peut nier. Les rayons du soleil traversent l’atmosphère, réchauffent le sol, puis enfin le sol rayonne cette chaleur sous forme de rayons infrarouges. Ces rayonnements vont être absorbés par certains gaz qui se trouvent dans les basses couches de l’atmosphère, comme le méthane et le CO2 (rejeté par la combustion du pétrole), ces gaz vont ensuite émettre à leur tour un rayonnement infrarouge. Une partie des infrarouges est donc piégée dans la troposphère, basse couche dans laquelle on retrouve la majorité du co2 et méthane.

schéma représentant l'effet de serre
Les rayons rouges représentent les infrarouges. Cette chaleur émise par le sol est de longueur d’onde différente des rayonnements solaires. Elle est partiellement captée par le CO2 puis réémise.

L’utilisation du pétrole réchauffe donc l’atmosphère, le pétrole est une cause du réchauffement climatique. Mais la vraie question à se poser n’est pas de savoir si le CO2 réchauffe l’atmosphère, mais plutôt, est-ce négatif ? La chaleur est-elle l’ennemi de la vie ? N’y a-t-il pas prolifération organique dans les milieux chauds et tropicaux ?

Plus d’eau avec le réchauffement climatique

L’eau ne disparait pas comme par magie de la surface de la terre simplement car il faut chaud. En revanche la chaleur va provoquer des évaporations plus fréquentes et importantes, et donc également plus de précipitations. Ce sont ces précipitations qui alimentent les cultures en eau et les nappes phréatiques… Sous l’effet du réchauffement climatique nous verrons donc les sols profiter de plus d’humidité. Une fois l’eau précipitée, celle-ci est captée selon la composition du sol et son couvert végétal.

Cette pousse provient du même champ :   L'exorcisme, un outil pour la psychothérapie
le cycle de l'eau

Puis au-delà de cette notion d’humidité, la chaleur est indéniablement aimée par la vie. En hiver l’organique meurt, et ne renaît qu’en été lorsque les températures augmentes. Les déserts recevront plus d’humidité, tandis que les immenses toundras seront plus chaudes. Finalement la vie gagnera du terrain avec le réchauffement climatique.

Que valent les prévisions des climatologues ?

En météorologie, on ne peut prédire le temps de façon fiable que sur quelques jours. Au bout d’une semaine la prévision est déjà quasiment aléatoire, et sur deux semaines c’est du pif total. C’est dû à ce qu’on appelle des phénomènes chaotiques. En effet, à l’échelle de la Terre les causes sont multifactorielles, et englober l’ensemble de ces causes et leurs conséquences relèverait du Divin, ce qui, il me semble, n’est pas possible.

Théorie du chaos, impossibilité de prévoir à long terme

C’est ce que l’on appelle aussi l’effet papillon. L’idée est qu’une infime variation dans un système complexe peut générer des conséquences totalement aléatoires. Autrement dit, ces conséquences ne sont pas calculables par les connaissances humaines (la théorie des quatre éléments permet d’outrepasser cette méconnaissance). Alors que valent les prévisions médiatiques (climatiques pardon…) sur des centaines d’années ? Eh bien c’est un peu comme un lancer de dès, sauf que là tout le monde mise sur le même résultat, et tout le monde est convaincu que ce résultat va se produire… prédire l’avenir avec exactitude n’est pas donné aux hommes.

illustration de l'effet papillon
Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil déclenche-t-il une tornade au Texas ? Cette métaphore illustre qu’une infime cause peut déclencher des conséquences inattendues.

Les températures augmentent, c’est la seule certitude que nous avons. En revanche nous ne pouvons quantifier cela sur des dizaines d’années. Ce que nous pouvons certainement dire c’est que cette augmentation de température aura pour conséquences de réchauffer les pays où le froid règne. Des terres cultivables apparaitront en Russie ou au Canada.

Peut-on prévoir les évolutions climatiques ?

Le Sahara était jadis vert (ce qui explique sa teneur en pétrole). Si on se lançait dans des prévisions folles comme le font certains, on pourrait imaginer un reverdissement du Sahara. En effet, la chaleur génère l’évaporation, cette évaporation circule au gré des vents puis il y a précipitations. Plus de chaleur, a donc pour conséquence d’augmenter les précipitations, et potentiellement de diminuer l’état de sécheresse du Sahara. Alors de nouvelles espèces végétales pourraient coloniser ce milieu et se développer, entrainant un reverdissement du désert. Enfin, pour prévoir tout ça il faudrait calculer les déplacements des vents sur la Terre, le taux d’hygrométrie et la saturation des masses nuageuses dans les années à venir, ceci sans oublier d’inclure toutes les autres influences sur le climat… Quelqu’un a un modèle mathématique à me proposer ? Comprenez par-là que toutes ces simulations sont de pures fantaisies.

Le pétrole est-il finalement notre ami ?

Le codage de notre merveilleux système terre (pour découvrir l’évolution de notre Terre, lisez cet article), qui maintient la vie depuis des milliards d’années, ne nous est pas donné. Nous pouvons distinguer les grandes lignes et nous y adapter au mieux, mais peu importe. C’est la vie qui gagne toujours et toutes les idées du monde n’y changeront jamais rien.

L’énergie est sacrée car sa quantité est limitée et qu’elle fait palpiter la vie. C’est pour cela qu’il faut faire attention à l’utilisation des énergies fossiles, mais force est de constater que l’empreinte carbone n’est pas grand chose d’autre qu’un phénomène de mode.

évolution du taux de carbone au fil des millions d'années. Le taux de carbone actuel est très bas en comparaison à d'autres âges géologiques. Le taux de carbone n'est pas la seule cause du réchauffement climatique.
Nous observons ici l’évolution du taux de carbone sur Terre sur des millions d’années. Nous remarquons que nous sommes actuellement à un taux très bas sur une échelle géologique.
En revanche, le taux de carbone n’est pas la seule cause agissant sur la température terrestre. Il y a notamment les cycles de Milankovitch (variations de l’axe et de l’orbite terrestre), ou encore le forçage radiatif du soleil qui évolue avec le temps.

Que quelqu’un prenne le train plutôt que l’avion, la Terre s’adaptera par son système complexe. Soit dit en passant, le train détruit des kilomètres de faune et flore contrairement à l’avion. Son empreinte carbone ne comprend pas cette destruction qui est difficilement quantifiable, ce qui donne l’impression qu’il est tout rose. C’est donc, encore une fois, un effet de mode ; quoi qu’il en soit, la Terre continuera de tourner.

Faut-il arrêter de consommer des énergies fossiles ?

Comme expliqué au début de l’article, vouloir stopper les énergies fossiles revient à tuer des milliards d’individus. J’espère que personne ne souhaite cela, et donc nous continuerons inévitablement à utiliser les énergies fossiles jusqu’à la mise en place d’une nouvelle énergie, qui sera plus propre et efficace. La fusion nucléaire peut-être ?

image d'un réacteur à fusion nucléaire

Dans l’histoire de la Terre, des taux excessifs de carbone ont été minéralisés par des roches. Actuellement, nous observons que les espèces végétales sont en train de s’adapter pour absorber plus de carbone (car oui, le carbone c’est la source même de la vie). Nous allons avoir moins de besoins en isolation dans certains milieux anciennement froids. Nous allons pouvoir cultiver dans l’immensité des steppes, et pourquoi pas du Sahara ? Rêvons, et croyons en la vie qui persiste depuis des milliards d’années, et ce à travers des cataclysmes monumentaux, que nous sommes bien loin de vivre actuellement. Maintenant, la question ultime à se poser est : pourquoi nous fait-on croire que le CO2 va détruire notre planète ?


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Comment écouter son cœur et vaincre le doute ?

  1. Nina

    Les recits et les cultes anciens parlent souvent de ces flammes ardentes lesquelles réapparaissent sans fin et comme l’écrivit Saint Augustin ” ni le vent ni l’eau ne peuvent les éteindre” ; cette flamme du buisson ardent ou de la colonne de feu de Moïse ? Cette flamme ardente du temple d’Isis ou du culte dédié a Vulcain ; la flamme de la fontaine ardente du côté de Grenoble , la source du Gua ; les flammes ardentes de nombreuses contrées dans le monde ; le gaz issu d’énergies fossiles houille ou pétrole, qui alimente les légendes de feux follets ou de feux de Dieu.
    En lien avec le pétrole évidemment le gaz.

    • Il est vrai que ces produits naturels ont dû s’agiter dans l’esprit de l’homme ! Les feux follets peuvent être dû à des phénomènes gazeux qui se produisent dans les marécages. Toutes ces fontaines ardentes représentent un feu sacré, c’est un don divin qui, par la flamme vacillante, entraine l’homme dans de profondes méditations. Le feu c’est particulier chez l’homme qui l’a domestiqué

  2. Vérène Schaeffer

    Pas de CO2 et pas de vie sur Terre.

    Le CO2 est avant tout la nourriture des plantes. C’est leur aliment de base. La photosynthèse, cette merveilleuse transformation que les plantes ont appris à maîtriser, utilise la lumière du soleil et le CO2 pour fabriquer sucres, cellulose et amidon et donner vie à nos végétaux. Pas de CO2, pas de plantes et donc pas d’herbivores, ni de carnivores, ni… d’humains. Le CO2 est vraiment source de vie !

    Nous savons aujourd’hui que nos végétaux sont affamés en CO2.
    De nombreux scientifiques ont montré que la quantité de CO2 dans l’air était plus importante auparavant et que nos plantes souffrent d’un manque chronique de gaz carbonique. Elles ont faim. Tous ceux qui cultivent dans une serre botanique industrielle savent très bien que la quantité de CO2 à l’intérieur de la serre est environ trois fois plus élevée que celle présente dans l’atmosphère que nous respirons . Dans ces conditions les végétaux poussent plus vite, sont plus robustes, apprécient une température plus élevée et consomment moins d’eau.

    Cette dernière propriété explique aussi pourquoi depuis plus de 30 ans on observe un verdissement de la planète de plus de 20 %. Il y a 20 % de verdure en plus sur Terre aujourd’hui qu’il n’y en avait il y a trente ans. Malgré la déforestation continue – qui n’est une réalité qu’en certains endroits de la planète – et l’action des Hommes, les plantes poussent plus vite et en plus grand nombre car elles ont enfin davantage de nourriture.

    L’un des résultats les plus visibles (par satellite) de ces conditions favorables à la croissance des plantes est le recul de certains déserts dont celui du Sahel.

    L’autre est l’augmentation constante de la production mondiale de céréales pour lesquelles une hausse du taux de CO2 atmosphérique est un formidable bonus. Une belle gifle pour ceux qui veulent diminuer la quantité de CO2 présent dans l’atmosphère. La Nature nous donne un tout autre message : encore du CO2 !

    Pour vivre, la plupart des animaux, en ce compris les humains, ont besoin d’oxygène. Celui-ci est produit notamment par les arbres et les végétaux mais en quantités relativement faibles. La majorité de l’oxygène que nous respirons provient du phytoplancton. Ces minuscules organismes marins utilisent la lumière du soleil et le CO2 atmosphérique pour se nourrir. Ils rejettent en même temps d’importantes quantités d’oxygène. Plus de 75 % de l’oxygène présent dans l’atmosphère provient de ce phytoplancton et donc du CO2 qu’ils utilisent ! Pas de CO2, pas de phytoplancton et donc pas assez d’oxygène pour vivre !

    • Merci Vérène pour tous ces arguments, ces faits, qui prouvent encore une fois qu’il faut étudier les choses et non simplement répondre par émotions.

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